




















Exposition solo à la galerie de l'atelier Circulaire, septembre 2025
En dialogue aves les arts imprimés
texte original en anglais, Karen Trask
traduction en français, Celia Destemberg
crédits photo: Jean Michel Séminaro, Paul Litherland
Claude Arseneault a déployé dans l’espace de la galerie plusieurs séries d’œuvres, certaines déjà prêtes à être accrochées, d’autres encore en devenir; toutes attendent ce temps de montage, ce moment de mise en forme qui donnera naissance à l’exposition. Elles se présentent comme un vaste inventaire des explorations passées et présentes de l’artiste autour d’une question toujours renouvelée : « Qu’est-ce que l’estampe ? ». Alliant humour et didactisme, les œuvres témoignent du parcours singulier qu’elle a tracé au sein d’un médium en constante métamorphose.
Enseignante dévouée depuis toujours, Claude Arseneault a travaillé sans relâche à développer des pratiques éco-responsables en art imprimé. Sa somptueuse série en noir, Ciel noir, ciel changeant et ciel clair, qui combine la taille-douce traditionnelle et la photo-lithographie non toxique, révèle l’alchimie du processus de l’estampe — de ses débuts marqués par l’usage de solvants et de substances toxiques à l’adoption actuelle de procédés plus doux, dont certains mis au point par l’artiste elle-même. Une série d'oeuvres didactiques de grand format, proches de l'affiche et imprimées sur plaques photopolymères, met en lumière son sens aigu de l'ironie et de l'humour, tout en faisant écho aux critiques incessantes selon lesquelles l'estampe serait une technique dépassée, trop artisanale, trop technique, ou pire encore, qu'elle ne relèverait pas d'un véritable art.
L'oeuvre Fossiles dévoile, sous un aspect sculptural, les traces d'objet régulièrement utilisés par l'artiste. Arseneault a invité d'autres artistes à contribuer à cette création. Témoins à la fois du passé et du présent, ces objets esquissent une approche de travail plus collaborative. L'art imprimé est une danse entre la main et la matière, entre la matrice et la presse. C'est un travail d'amour qui demande du temps, un défi qu'Arseneault relève avec enthousiasme !